Projet européen : un travail décent pour tous !
Solidarité Laïque, membre de SOLIDAR (collectif européen de solidarité), participe au projet :
Un travail décent pour ! Faire des migrations un outil pour le développement !
Le projet
Il a pour but de
contribuer à l'information de tous, la compréhension des enjeux du travail décent, des migrations et du développement.
Il implique 7 organisations membres de SOLIDAR dont, pour la France, Solidarité Laïque :
- en Belgique :
Pour la Solidarité
- en République Tchèque :
Czech Council on Foreign Relations
- en Italie :
ISCOS-CISL et PROSVIL
- en Roumanie :
ADO SAH ROM
- en Espagne :
ISCOD
et les partenaires du
Global Network de SOLIDAR
Ce projet d’Education au Développement et à la Solidarité Internationale est destiné principalement aux réseaux de jeunes et d’étudiants, aux éducateurs et publics relais dans l’éducation formelle et informelle, aux organisations de la Société Civile (syndicats et ONG) et aux décideurs nationaux et européens.
Quels sont ses objectifs ?
1 - Démontrer que le manque de Travail Décent fait partie de la force motrice des migrations et de la migration transfrontalière;
2 - Informer, mobiliser les citoyens européens et obtenir leur soutien pour s’assurer que le Travail Décent est au centre des politiques de coopération au développement comme condition sine qua none pour donner aux personnes des pays du Sud le choix de vivre ou de quitter leur pays ;
3 - Engager ces citoyens dans un plaidoyer, fondé sur le droit du travail des migrants (en lien avec les conventions des Nations Unies et du BIT sur le Droit du Travail des Migrants) et la cohérence des politiques de développement;
4 - Renforcer la capacité des acteurs nationaux et européens à traiter du Travail Décent, la migration et le développement et pour développer un plaidoyer commun national et européen, en étroit partenariat avec les organisations du Sud.
Cadre du débat sur le croisement des enjeux :
migrations, travail décent et développement

Migrations et travail décent
La dégradation du travail décent et les aspirations à une vie décente font partie des forces motrices de la migration internationale.
La migration des travailleurs résulte de l'échec de l'économie mondiale en général et de chaque pays en particulier à assurer des conditions adéquates de travail décent pour les personnes là où elles vivent.
Aujourd'hui, la plupart des migrants dans le monde (estimées à 191 millions en 2005) sont les travailleurs et leurs familles à la recherche d'un emploi, soient 90% selon l'OIT des migrants… et des migrantes car les femmes représentent 50% des migrants internationaux.
Ces migrations de travail représentent un tiers des mouvements Sud-Sud.
Et le développement ?
L'Union européenne s'est engagée à éradiquer la pauvreté, à la promotion d'une dimension équitable de la mondialisation et à la réalisation d’un travail décent pour tous, « y compris pour les femmes et les jeunes » (Objectif du Millénaire pour le Développement, OMD, l'objectif 1 B).
La réalisation de ces engagements permettra aux populations dans les pays du Sud d'avoir accès à une vie décente.
Les travailleurs migrants peuvent jouer un rôle important dans la promotion de la réduction de la pauvreté dans leur pays d'origine et contribuent à la prospérité du pays d'accueil où ils rajeunissent la main-d'œuvre, supportent les régimes de retraite et répondent à la demande de travailleurs peu et hautement qualifiés.
Dans les pays d'origine, les contributions positives de ces migrations sont notamment les envois de fonds et le transfert des compétences des migrants qui rentrent.
Mais la fuite des cerveaux (des professionnels qualifiés et des étudiants les plus brillants) présente un défi majeur, qui peut entraver la capacité des pays à atteindre les OMD et leur capacité de croissance à long terme.
Enfin, SOLIDAR croit que les travailleurs migrants peuvent apporter la meilleure contribution au développement économique et social dans le pays d'accueil et d'origine si ils ont accès à un travail décent et que leurs droits humains fondamentaux au travail sont respectés*.
* The 1990 International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of Their Families which came into force in July 2003; The ILO Migration for Employment Convention, 1949 (No. 97) and the ILO Migrant Workers Convention, 1975 (No. 143) fournissent un cadre logique pour les droits des travailleurs migrants. A ce jour, peu de pays ont ratifié ces conventions.
